
Le massage bien-être est un accompagnement personnalisé, par le toucher, utilisant un ensemble de techniques manuelles pour favoriser, entretenir et optimiser le bien-être global du client.
Le massage bien-être constitue un univers professionnel spécifique. Il ne relève ni du champ du modelage et de l’esthétique, ni du champ du massage thérapeutique tel que défini par le code de la santé publique.
Confidentialité et secret professionnel : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être s’engage à respecter son devoir de confidentialité en tout ce qui concerne les informations obtenues ou confiées par son client. S’agissant des informations médicales qu’ il·elle a à connaître, ou qui lui sont confiées, il·elle est tenu par le secret professionnel.
Interdiction de pratiques à caractère médical : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être veille à ne créer aucune confusion entre la nature de son activité et toute pratique à caractère médical. Il·elle doit s’abstenir de poser des diagnostics d’ordre médical ou de commenter les avis et conseils des professionnels de santé. Il·elle ne peut en aucun cas garantir, directement ou indirectement, la guérison d’une maladie, d’une blessure ou de toute pathologie, ou abuser de l’inexpérience, de l’ignorance, de la naïveté, de la vulnérabilité ou du mauvais état de santé de son client.
Interdiction des pratiques à caractère sexuel : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne peut en aucun cas proposer des services d’ordre sexuel ou de nature à créer la confusion entre massage et prestation sexuelle. Il.elle ne saurait également tolérer aucune allusion verbale ou geste à caractère sexuel de la part du client, et stoppera le massage immédiatement le cas échéant.
Massage des mineurs : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être ne saurait accepter une prestation pour un mineur sans le consentement d’un parent concernant les modalités et limites du massage pratiqué. Si le parent le souhaite, il peut être présent durant la prestation.
Confiance et transparence : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit établir une relation de confiance avec son client. Pour cela il·elle doit, notamment :
- faire acte de transparence concernant ses techniques de massage bien-être et fournir les explications nécessaires à leur bonne compréhension ;
- conduire un entretien préalable au massage de sorte à identifier et respecter les besoins et attentes du client. En cette occasion, identifier les précautions d’usage et possibles contre-indications ;
- identifier et respecter les limites physiques, psychologiques et émotionnelles du client.
Hygiène et sécurité sanitaire : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être met en œuvre des protocoles et techniques en mesure de garantir l’hygiène et la sécurité sanitaire de sa clientèle.
Il·elle exerce dans le strict respect des standards professionnels et applique les mesures édictées par les pouvoirs publics. Il·elle peut refuser une prestation pour un client qui ne respecterait pas les règles.
Respect de la pudeur : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être doit identifier et respecter les représentations et besoins pudiques de son client. Il·elle veille à ne pas faire pression sur celui-ci. Il·elle organise des modalités d’accueil, d’installation et de départ conçus de sorte à préserver l’intimité du client.
Quelle que soit la technique de massage qu’il·elle utilise, il·elle doit être en mesure de proposer une graduation de méthodes et outils de gestion de la pudeur adaptés aux attentes spécifiques de chaque client.
En réciprocité, un client ne saurait imposer sa propre représentation de la pudeur à son masseur bien-être, qui peut alors refuser de pratiquer la prestation.
Droit de refus : Le·la masseur·se, praticien·ne en massage bien-être est tenu d’accueillir toute personne, sans distinction et conformément à son offre de massages. Il·elle est cependant en droit de refuser des prestations, ou toute situation, portant atteinte à son éthique et son intégrité physique et psychologique. Et notamment dans les cas suivants :
- contrindication, ou suspicion de contrindication, pour la santé du client ;perte de confiance manifeste de la part du client ;
- incitation de la part du client à l’accomplissement d’actes illégaux, injustes ou frauduleux ;
- non respect des bonnes pratiques sanitaires et d’hygiène ;harcèlement, abus sexuel, et toutes sortes de violence psychologique, verbale ou physique de la part du client ;
- si le client est sous l’effet de l’alcool, d’une drogue ou de toute substance illicite.
Photos : copyright Anaïs Soulard https://anaissldphotographe.com